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En 2011, Rouen Business School a participé à l’obtention d’un projet de recherche rassemblant de nombreux acteurs de la recherche en Haute-Normandie. Ce projet est financé par l’Union Européenne et la Région Haute-Normandie. L’Europe s’engage en Haute-Normandie avec le Fonds européen de développement régional. La conduite du projet est assurée par Jérôme Verny, professeur associé à Rouen Business School.
Il s’agit de répondre à la question : pourquoi et comment la notion de réseaux complexes d’interaction est efficace pour élaborer des modèles et des simulations conduisant à une gestion “intelligente” du territoire.
Pour Rouen Business School, la question est : La logistique peut-elle être un levier d’amélioration de la compétitivité d’un territoire, à savoir l’axe Seine?
3 démonstrateurs:
– démonstrateur 1 : la dynamique urbaine
Ce démonstrateur a pour objectif de modéliser la complexité des interactions entre les usagers et les équipements urbains grâce à des systèmes d’interaction. Deux objets d’étude sont aujourd’hui proposés dans ce cadre :
– démonstrateur 2 : Compétitivité territoriale, infrastructures et réseaux logistiques, présentation détaillée ci-après.
Rouen Business School, INSA Rouen et IDIT
– démonstrateur 3 : Usages et environnement dans les milieux urbains et territoriaux.
CETAPS et associés, ERT et CHU de Rouen, LITIS-université du Havre, LMAH
Il s’agit dans ce démonstrateur de montrer que des modèles dynamiques non linéaires permettent de modéliser les processus d’émergence des comportements au niveau individuel et social.
Les partenaires du projet RISC :
Les financeurs :
Répondre à la question de recherche : la logistique est-elle un outil de développement des territoires? Concrètement : Peut-on développer la compétitivité territoriale au travers du développement des infrastructures et des services de transport/logistique ?
Le projet apportera des réponses en produisant des outils d’aide à la décision basés sur des modèles, des techniques d’analyse et d’observabilité de ces modèles ainsi que des simulations informatiques déployées sur des applications concrètes de cette gestion intelligente du territoire.
Pour Rouen Business School, sur la base d’une étude de la typologie de marchandises transportées dans les conteneurs (fluvial, route, fer, mer) au sein d’un territoire donné, il est prévu de définir la situation et les besoins potentiels en termes d’infrastructures et de services en transport et logistique.
Dans la mesure où, faute de données existantes, il n’est pas possible actuellement d’étudier cette typologie, il convient dans un premier temps de créer une base de données spécifique.
Dans un second temps, cette base sera complétée d’enquêtes qualitatives permettant d’expliquer les observations tirées de l’analyse statistique réalisée à partir de la base de données.
Les activités logistiques et celles de la chaîne de transport sont de plus en plus intégrées les unes avec les autres, l’objectif étant la réduction des coûts de transport en optimisant à la fois la gestion des flux et à la fois la gestion des trafics (conteneurs, fret …). Aujourd’hui, les ports situés le long de la Seine, incluant le port fluvial de Paris, longtemps antagonistes, dessinent leur coopération. Les trois ports séquanais desservent un “hinterland” de 22 millions d’habitants et génèrent 40.000 emplois directs avec 127 millions de tonnes de trafic annuel. Ces ports sont appelés à resserrer leurs liens, dans le cadre du projet du Grand Paris, mais aussi en vue de la réalisation du futur canal Seine-Nord- Europe à grand gabarit.
Afin d’optimiser les trafics de marchandises sur cet axe et de promouvoir les territoires le long de l’axe Seine, il convient de trouver des solutions à l’actuelle inaccessibilité d’informations / bases de données statistiques portuaires (fret, mouvement de navires …) et à l’absence d’information des utilisateurs de transport et des différents intervenants de la chaîne logistique. Ceux-ci ne disposent pas aujourd’hui de base de données qui puisse définir de manière régulière et permanente la typologie de marchandises transportées dans les conteneurs.
Cette partie du projet RISC (démonstrateur 2) porte sur la compétitivité territoriale au travers du développement des infrastructures notamment de transport/logistique. En France et en Europe, l’extension des réseaux de transport de marchandises est limitée dans les années à venir, notamment en raison d’importants investissements dans leur développement ces dernières décennies (tous modes de transport confondus).
En socio-économie des transports, les infrastructures et les services associés sont indissociables. En effet, l’analyse des infrastructures permet d’obtenir des éléments d’explication quant à une problématique donnée en transport de marchandises. Mais il convient d’enrichir le raisonnement en s’intéressant à l’organisation mise en place autour de cette infrastructure afin de concrétiser les échanges de marchandises.
Certains territoires peuvent en effet se démarquer grâce à une organisation performante et ce, en l’absence d’un réseau bien maillé. Les deux dimensions, « infrastructurelle » et « servicielle », de la logistique sont donc connectées à l’organisation spatiale de la production-distribution. Quant à la performance de la logistique, elle est à la base de la compétitivité des territoires par l’effet des interactions réciproques entre la logistique et le territoire.
Nous avons là une problématique d’actualité. Il suffit d’observer les politiques publiques pour comprendre qu’elles ne s’intéressent plus aux seules infrastructures linéaires mais surtout aux aménagements logistiques. La performance logistique dope la compétitivité des territoires, encore faut-il que nous le démontrions. Pour ce faire, il convient de définir un territoire, l’axe Seine pouvant être un choix pertinent car une volonté politique réelle existe afin de dynamiser la collaboration entre les acteurs économiques de Paris, Rouen et Le Havre pour une finalité commune à savoir l’amélioration de la compétitivité de ce territoire et de ses sous-territoires.
L’activité logistique est le prolongement physique et organisationnel du transport de fret. Elle se matérialise par un phénomène dit d’agglomération sur un territoire (concentration des entreprises logistiques autour d’un noeud, idem pour les flux d’informations, etc.). Les zones portuaires telles que celles le long de l’axe Seine sont des lieux privilégiés où se confirment la concentration spatiale des activités de transport et logistique.
Nous porterons donc notre attention sur l’évolution de l’optimisation des logiques d’implantation spatiale des activités logistiques et distributives. Cela passe par une analyse globale selon les grandes familles de produits afin de comprendre si des spécificités existent quant aux critères de localisation de leurs activités.
Mais au sein de ce démonstrateur 2 nous nous focaliserons sur une ou deux familles de produits afin de les analyser très finement pour comprendre les jeux d’acteurs dans la relation client-fournisseur et leurs impacts sur la logistique.
Après avoir arrêté les frontières du territoire étudié, nous nous étudierons quelques acteurs industriels afin d’analyser leur stratégie de développement et la relation qui s’en suit entre logistique et territoire.
Notre travail devra apporter des éléments de réponse à la question suivante: la logistique est-elle un outil de développement des territoires ?
Deux registres d’actions s’offrent à nous pour une logistique au service du développement économique des territoires: