C’était un plaisir de vous accueillir aussi nombreux à P.E.C. en ce jeudi 27 juin pour cette dernière conférence d’Athènes de la saison, et nous espérons que vous avez pu à la fois profiter à plein de la conférence mais aussi des échanges/rencontres qui ont suivis.
Comme prévu, voici les versions audio de la conférence et du Q&A pour (ré)écouter la conférence et/ou la partager autour de vous.
Conférence : cliquez ICI
Questions & Réponses : cliquez ICI
| Rappel du sujet de la conférence : | |
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ANALYSER UNE DÉFAITE POUR CATALYSER LA VICTOIRE L’histoire militaire comme grille de lecture |
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Sans considérer l’Allemagne de 2013 comme un « modèle éternel », il est incontestable que la crise actuelle de la zone Euro serait encore plus aigüe si notre voisin germanique n’avait fait la résilience économique et financière qu’on lui connaît. Y a-t-il quelque chose à apprendre du mode de management/leadership Allemand pour en faire bénéficier nos institutions, organisations et, bien sûr, nos entreprises ? Mais cet « avantage » est-il éphémère ? Résulte-t-il de facteurs ponctuels, cycliques, bref, presque du hasard ?
Que peut nous apporter l’Histoire en la matière, et l’histoire militaire en particulier? Dans chaque conflit armé moderne qui a opposé l’Allemagne à la France, cette dernière était réputée être un « grand pays militaire » doté d’un passé glorieux, d’un empire et d’une authentique culture martiale. Et pourtant le bilan est sans appel : défaite cuisante en 1870, quasi-défaite en 1914 et débâcle en 1940. Ce bilan démontre tout l’intérêt de la démarche suggérée lors de cette Conférence d’Athènes.
Pierre Servent vous proposera d’examiner les « décideurs » et acteurs clés de part et d’autre du Rhin de ces trois conflits pour identifier des tendances, des habitudes, des modes de fonctionnement et, ainsi, peut-être mettre en évidence des déficiences chez les uns et/ou des avantages compétitifs chez les autres. Seront notamment abordés sur un mode comparatif exempt de jugement :
La prise de décision, le passage de la décision à l’action, et la qualité d’exécution
Le type de relation et la communication entre décideurs et subordonnés
L’appréhension du « monde réel » et la tolérance au « choc de la réalité »
Les personnages clés : Bismarck, Stoffel, Gallieni, Lyautey, De Gaulle, von Seeckt, von Manstein, Guderian…
INTERVENANT :
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Pierre SERVENT – Expert et historien militaire, Ancien journaliste politique et international de La Croix et du Monde, Pierre Servent est aujourd’hui spécialiste de questions de « défense et de stratégie » auprès d’organes de presse audiovisuelle française et internationale. Il est également consulté pas des grands groupes privés et des institutions publiques civiles et militaires sur les questions touchant aux stratégies de communication, à la gestion de crise, et aux relations avec les médias. Pierre Servent a été porte-parole du Ministère de la Défense sous Charles Millon et directeur de la communication de Vivendi Waters et des Caisses d’Epargne. Il est l’auteur d’une dizaine d’ouvrages, notamment Le Complexe de l’Autruche (2011) et Von Manstein, le stratège du IIIe Reich (2013), et met à régulièrement contribution son expérience au service des Forces Spéciales françaises en qualité de Colonel de réserve. |
Compte-rendu du Rendez-Vous CarrieR du 13 juin 2013
« Tirer parti d’un échec professionnel »
A l’occasion du dernier Rendez-Vous CarrieR de l’année 2012-2013, nous avons reçu Philippe Rambaud qui est venu nous parler d’un sujet qui reste assez tabou en France : l’échec professionnel et notamment l’échec de l’entrepreneur.
Philippe Rambaud est président fondateur de l’association 60 000 Rebonds, née de la volonté d’accompagner ces chefs d’entreprise post-faillite. Après 25 ans dans une multinationale agro-alimentaire, Philippe Rambaud a fondé et dirigé l’agence In Touch Marketing pendant 8 ans. Cette expérience d’entrepreneur, puis son cursus dans le conseil, l’ont amené à lancer en 2012 le projet
60 000 Rebonds.
De par son expérience en tant qu’entrepreneur ayant « rebondi », Philippe Rambaud s’est posé les questions suivantes :
« Que deviennent les 60 000 entrepreneurs qui font faillite chaque année en France ? »
« Pourquoi sont-ils autant stigmatisés par la suite malgré leurs multiples compétences et leur talent ? »
Une des premières réponses se trouve dans notre culture, et dans notre éducation : nous ne sommes pas préparés à l’échec et il reste un tabou dans notre société. Dans la petite enfance, lorsque nous apprenons à marcher et que nous tombons, nous sommes toujours encouragés à nous relever et à recommencer, chaque pas supplémentaire sonnant comme une victoire. Mais lorsque nous grandissons, que nous faisons nos études, que nous entrons dans le monde de l’entreprise ou encore que nous nous lançons dans l’aventure entrepreneuriale, l’échec est soudainement ignoré, comme si l’option de l’échec n’en était pas une, comme si échouer n’était pas envisageable. Et pire encore, c’est vécu comme honteux. L’échec n’est pas enseigné dans les écoles et reste un tabou dans les familles et la société française dans son ensemble. Il ne figure même pas au programme de la plupart des grandes écoles de management…
Philippe Rambaud a tiré de son expérience, et notamment de son expérience américaine, un enseignement majeur : il faut savoir s’entourer et demander de l’aide pour rebondir, on ne peut se relever seul par sa seule force vitale et son courage. En effet, la faillite d’une entreprise est un choc émotionnel ayant des répercussions à tous les niveaux : professionnel, personnel et financier. Aussi, il faut savoir demander de l’aide afin de mieux rebondir et laisser son orgueil de côté, car « le faillis » n’a plus la lucidité suffisante pour faire face et prendre les décisions les plus pertinentes.
L’analyse de l’échec est essentielle pour mieux rebondir ensuite. Sans transformation de son expérience, on risque clairement de répéter les mêmes erreurs, ou de manquer des mêmes éléments de discernement. La prise de conscience aide à construire un nouveau projet plus en « sécurité ». Il ne faut pas perdre de vue le fait que les cycles professionnels sont désormais courts : 3 à 5 ans. Aussi, il est important d’envisager un ou plusieurs projets en « back up » du projet principal. Et enfin ne pas oublier qu’il n’y a jamais un seul business model possible. Une vision à 360°, ouverte, grâce à une posture de questionnement, permet de déceler certains des « 360 chemins » possibles pour mener à bien son projet. Cela permet de ne pas forcément opter pour l’idée initiale, rarement la plus simple !
Le but de l’association 60 000 rebonds est justement d’accompagner les entrepreneurs dans cette période de reconstruction. Des bénévoles (entrepreneurs ayant fait faillite également ou consultants) accompagnent les entrepreneurs et les conseillent dans les démarches (tribunal de commerce, liquidation…) et les préparent à mieux rebondir en lançant d’autres projets. Il en ressort que le fait d’aider un autre entrepreneur en difficulté est une expérience très enrichissante et une véritable école d’humilité tant pour les bénévoles que pour les entrepreneurs. On y apprend aussi à mieux préparer (y compris se préparer) la prochaine aventure entrepreneuriale et à envisager un ou plusieurs « plan B » pour ne pas se trouver démuni face à un possible échec.
« On n’est toujours plus lucide pour les autres que pour soi-même. »
Se préparer à un possible échec et tirer les enseignements de ses échecs passés est bien plus riche en enseignement que toutes les réussites.
Plus d’informations sur : 60000rebonds.com
Et n’oubliez pas de visiter le site des Alumni sur www.rouenbs-alumni.net pour retrouver tout le programme de nos événements et les services Alumni RBS.
Le codéveloppement professionnel, une autre manière de se former
Après la coopétition, l’exploration de l’année du CO s’est poursuivie ce 28 mai avec le codéveloppement professionnel. Importée du Québec, cette manière d’apprendre à partir de l’expérience de ses pairs a fait ses preuves dans des structures très différentes, comme en ont témoigné les deux invités du club. Le codév’, une alternative à la formation ?
Avant d’entrer au cœur du codéveloppement professionnel (ou codév’ pour les initiés), c’est un scoop qui lance la soirée : Reims Management School et Rouen Business School fusionneront à la rentrée de septembre. Les clubs RH des deux écoles, déjà réunis dans la même structure, avaient quant à eux une longueur d’avance !
C’est en images que nous découvrons le codéveloppement. En images et avec l’accent québécois : un film d’une administration canadienne présente cet outil mis à disposition de ses managers. Le codév consiste en un cycle de rencontres proposées à un groupe de managers autour de problématiques qu’ils rencontrent dans leur quotidien. A chaque rencontre, un manager différent expose son cas. C’est le groupe qui, sous la modération d’un consultant-animateur, lui propose des solutions pour résoudre ses difficultés. Pour les managers interviewés, cette pratique permet d’échanger en profondeur et de prendre du recul face à leur quotidien. Tous insistent sur les bénéfices qu’ils y ont trouvés : une meilleure capacité d’écoute, une plus grande assertivité et, plus globalement, un plus grande confiance en soi.
Qu’en est-il en France ? Le codéveloppement peut-il s’insérer dans nos cultures d’entreprise ? Les éclairages portés par deux prescripteurs du codev’ – la DRH d’un groupe de prévoyance et le DG d’une PME- ont illustré combien l’outil peut répondre à des enjeux et des cultures fort différents.
Nadine Gallart-Valle, directrice du développement managérial chez Humanis, revient sur la mise en place du codéveloppement en 2009 à l’occasion de la fusion de Novalis et Taitbout, groupe devenu Humanis à la faveur d’une nouvelle fusion… Oui, le contexte est complexe, et c’est justement pour faire face à cette complexité que Nadine Gallart-Valle a choisi d’utiliser la démarche. « Dans un environnement très perturbé par la fusion, nous souhaitions offrir aux managers des lieux où ils pourraient apprendre à se connaître et à coopérer, analyse-t-elle. Notre objectif était aussi de les voir développer leur compétence de prévention des risques psycho-sociaux. Le codéveloppement nous a semblé constituer un dispositif complet pour atteindre ces différents objectifs ». Après un démarrage difficile et un long travail d’évangélisation auprès des managers, le codév a pleinement trouvé sa place dans l’entreprise. En deux ans, 20% des managers ont participé à des groupes, avec un taux de satisfaction impressionnant. L’évaluation menée auprès de 48 managers souligne d’abord un bénéfice immédiat de l’outil. C’est utile et pertinent par rapport aux problématiques quotidiennes. « On ne perd plus son temps en formation », pointe un manager. « Je viens avec un problème et je ressors avec plusieurs solutions opérationnelles », apprécie un autre. Certes, un temps d’adaptation est nécessaire pour s’approprier une méthode en soi déstabilisante. Il n’est pas facile de se « mettre à poil » devant des collègues, comme le redoutent ceux qui n’ont pas encore testé le codév. Mais au final, ceux qui y sont passés y trouvent l’occasion de sortir de l’isolement, de prendre un temps de réflexion et de recul et de progresser dans leurs pratiques managériales. « Le codév’ permet aux managers de devenir acteurs de leur formation, souligne Nadine Gallart-Valle. C’est une sorte de programme à la carte qui répond bien à leurs attentes. »
Autre univers, autre problématique. Chez Polygon France, une PME de 50 salariés, les sept chargés d’affaires répartis dans l’Hexagone, travaillent seuls sur des problématiques identiques sans le savoir. L’objectif de Julien Meyniel, le DG, est de les faire coopérer pour qu’ils soient plus efficaces. Pour mieux faire passer la nouveauté, il couple les séances de codév’ avec des modules de formation plus classiques. « Les chargés d’affaires ont découvert l’intérêt et l’efficacité du réseau », se félicite Julien Meyniel. Pour lui, l’évaluation de l’opération codév est dans les chiffres : « le résultat de l’entreprise a augmenté à périmètre constant », souligne-t-il.
Ces deux exposés ne laissent pas la salle indifférente et les questions fusent : Comment garantir la confiance entre managers en période de fusion ? Comment convaincre les salariés ? Le codév’ est-il une démarche d’apprentissage ou un groupe d’échange de pratiques ? Comment capitaliser sur ces huis-clos ? Le codév’ est-il un outil de conduite du changement ? Et si le N+1 freine : comment le sensibiliser à la démarche ?
Oui, le codév est un vrai lieu d’apprentissage, à la fois de savoir-faire et de savoir-être, et c’est sans doute le plus intéressant dans cette démarche. Mais sa réussite repose sur des conditions clés : un marketing préalable auprès des prescripteurs de la formation, tout d’abord, puis la compétence de l’animateur, garant de la qualité des échanges, le climat et la constitution des groupes (des pairs, tous au même niveau hiérarchique) ainsi que le choix des problématiques apportées. « Oui, c’est bien un outil de conduite du changement car ce sont les problématiques liées à ces thèmes que vont apporter les managers », souligne l’un des nombreux experts présents.
La conférence s’achève, laissant quelques doigts levés frustrés de ne pas avoir pu s’exprimer. Mais le cocktail a été l’occasion de poursuivre les échanges autour d’un sujet qui contribue à faire évoluer la manière de considérer la formation aujourd’hui.
Un groupe de codév’ entre RH du club ?
Membres du club RH et management, l’expérience vous tente ? Vous avez envie de constituer un groupe de codéveloppement entre RH issus d’entreprises différentes ? La démarche en « inter » est peut-être encore plus productive qu’en intra. Prenez contact avec Valentine Chapus-Gilbert, correspondante de l’EM Lyon ([email protected]), qui pourra monter ce projet si les volontaires sont au rendez-vous.
Réservez déjà votre soirée du 3 octobre
C’est en effet le 3 octobre que nous nous retrouvons pour la troisième soirée du club qui sera consacrée au CO… A bientôt !
QU’EST-CE QUE LE CLUB DÉFENSE & INTELLIGENCE ÉCONOMIQUE?
Au sein de RMS-Network et Alumni RBS, le club « Défense et Intelligence économique » a pour objectif de développer les échanges et les contacts entre les professionnels de ces secteurs et toutes les personnes intéressées par ces thématiques en plein cœur de l’actualité.
Bien que peu enseigné, RMS a pris conscience de l’importance de ces notions et propose aujourd’hui à ses étudiants de s’y familiariser à travers différents partenariats qu’elle a noués : Saint-Cyr, Ecole de l’Air, Institut des Hautes Etudes de Défense Nationale (IHEDN), Ecole de Guerre Economique (EGE)…
Vous voulez vous offrir la possibilité d’approfondir vos connaissances personnelles de l’outil de défense de votre pays ? Vous souhaitez découvrir toutes les dimensions de l’intelligence économique, arme indispensable pour nos entreprises ?
Que vous soyez civil ou militaire, dans la fonction publique ou dans l’industrie, dans une PME ou entrepreneur, ces questions sont au cœur de la mondialisation croissante et incite tous les acteurs de la vie économique à s’y intéresser, à se protéger et à développer leur acquis.
NOUS REJOINDRE, C’EST BÉNÉFICIER DE…
– conférences par des spécialistes
– rencontres networking
– newsletters sur l’actualité défense et IE
– nos réseaux de partenaires et des invitations pour leurs nombreux évènements
– visites insolites
– …
Sécurité économique, veille, influence, stratégie, protection, lobbying, géopolitique, guerre économique, risque, menace, cartographie d’acteurs, défense, politique étrangère, armement, économie de défense, relations internationales …
Donnez un sens à ces mots !
Romain Watrelot (MGE 2009)
La soirée était placée sur le signe du rapprochement des réseaux de diplômés et du partage d’expérience. Un panel d’Alumni a pu se présenter à l’ensemble des participants afin de d’écrire leur expérience de la vie à Shanghai. Les Alumni se sont présentés et ont décrit brièvement leur parcours afin de permettre aux étudiants de l’EMBA d’avoir un aperçu des différents parcours des diplômés installés en Chine et d’amorcer les échanges autour d’un verre. Les étudiants comme les diplômés étaient ravi d’avoir cette opportunité de se rencontrer et de partager leurs expériences professionnelles et personnelles. L’objectif était de permettre aux étudiants de l’EMBA de sortir du cadre formel des business meetings et d’avoir une première expérience du Networking en Chine. Ils ont pu mettre en pratique l’échange de carte de visite à la façon chinoise (remise de la carte à deux mains et lecture attentive devant son interlocuteur) et en apprendre plus sur les multiples opportunités que la Chine peut offrir ainsi que les best practices pour réussir.Il s’agissait d’un premier contact réussi pour les étudiants EMBA et cette expérience sera certainement renouvelée à l’occasion du prochain Study Tour de la Promo 18 à Shanghai programmé en août. L’équipe Alumni RBS tient à remercier les animateurs des communautés de diplômés à Shanghai : Stéphane Bihorel pour RMS-Network et François Lemonnier pour Alumni RBS ainsi que Eleonore Zhang, représentante de Rouen Business School en Chine.
N’hésitez pas à regarder la video avec la réaction des participants au Study Tour en cliquant ici
N’hésitez pas à contacter notre délégué Alumni RBS à Shanghai: François Lemonnier [email protected]
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