De nombreux a priori existent quant aux usages des canaux de communication des jeunes en partant du principe qu’ils sont uniquement sensibles aux médias qualifiés de « nouveaux » et rejettent ceux qui sont plus traditionnels ; de fait, de nombreuses campagnes de communications se limitent aujourd’hui à l’usage de l’outil Internet en privilégiant de surcroit la virtuosité technique et/ou la recherche d’originalité et en occultant totalement le message à transmettre ; or, les enfants et les adolescents, par exemple, sont encore des consommateurs de télévision importants – même s’ils la pratiquent différemment – ou restent très sensibles à la dimension esthétique d’une affiche ; a contrario, ils vivent très mal l’intrusion de messages commerciaux dans leur vie privée par le biais de SMS ; il importe donc d’apporter des arguments scientifiques pour nourrir un débat qui reste encore très largement lié à des idées reçues afin de mieux comprendre ce qui peut être dit et comment le dire en couplant médias traditionnels et outils plus nouveaux.